MARC35 - Quai Marcellis - Liège

MARC35 - Quai Marcellis - Liège

A l’étude depuis 2013, MARC35 s’est construit sur la base d’une réflexion avec des psychologues, des gestionnaires, des ingénieurs, des ergonomes… qui aboutit à la définition d’un programme pour la construction d’une structure favorisant la créativité de jeunes talents et le développement d’entreprises innovantes. La réponse architecturale aux différentes fonctionnalités exigées est simple : deux entités reliées par une verrière ; en front du quai Marcellis, des espaces fermés (amphithéâtre, restaurant, logement, salles de projet et de réunion) surmontés par un module, le « satellite » (appartement en triplex avec vue sur Meuse tel que souhaité par le propriétaire) ; rue Léon Frédéricq, des grands plateaux libres multifonctionnels.

Situé sur le quai de Meuse le plus apprécié, le complexe a fait l’objet d’études circonstanciées visant une intégration urbaine et contextuelle maximale. En plus de s’inscrire dans le parcellaire très dense du quartier selon une logique de respect des espaces partagés et d’optimalisation de leurs qualités, il se positionne comme un élément d’unification des différents gabarits des constructions en place le long du quai : ainsi la hauteur de la façade à rue correspond-t-elle à celle des maisons anciennes mitoyennes, tandis que le « satellite » qui la coiffe est adapté au gabarit des immeubles à appartements (R+8 en majorité) tout proches. La disposition des volumes et leur transparence totale (au rez et +1) entre la rue Léon Frédéricq et le quai Marcellis permettent par ailleurs de créer des jeux d’interactions avec l’extérieur et d’intégrer l’activité de MARC35 à celle de la ville.

Par la nature même du programme qui repose sur la valorisation de l’innovation entrepreneuriale, l’architecture exprime une sensibilité contemporaine et un savoir-faire qui comprend d’emblée la nécessité de performances énergétiques et environnementales. Il s’agit d’une volonté du maître de l’ouvrage : depuis les phases de construction jusqu’à l’exploitation quotidienne, le bâtiment se conforme aux exigences les plus pointues du développement durable, un des objectifs prioritaires étant d’obtenir un bâtiment « énergie positive » (certifié « BREEAM excellent »). Outre les dispositions d’usage en la matière (isolation, chauffage, géothermie…), deux axes de recherches ont été développés : la ventilation naturelle au travers de la verrière ; l’implantation sur les façades et à l’intérieur de la verrière d’un écosystème analogue à ceux de la vallée mosane, lequel, davantage que simplement fournir un cadre agréable, contribue de façon très active à la régulation thermique.

La réflexion sur les New Ways of Working a ouvert une série de pistes touchant la modularité des espaces, leurs fonctionnalités et leur sensibilité. Sans doute l’implantation d’un complexe d’agriculture urbaine témoigne-t-elle le mieux de ces réflexions : elle participe en effet à révéler le temps qui passe - élément souvent central dans la dynamique de réussite d’un projet entrepreneurial – de façon organique et hors de la pression que les systèmes horlogers peuvent faire peser.

Relevons encore que le nombre réduit de m2 au sol et le calcul des gabarits imposent la nécessité de rationnaliser l’espace disponible en observant l’exigence du maître de l’ouvrage de créer des espaces offrant des qualités de vie optimales.